Aux alentours


Cournonterral est située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Cournonterralais.



HISTOIRE :
Le territoire de Cournonterral est habité depuis le néolithique. Un tumulus, de nombreuses grottes, des poteries ainsi que du mobilier y ont été découverts. Différentes fouilles ont également révélé une présence Gallo-Romaine à travers des fondations de villas et des ustensiles.

UNE FORTE PERSONNALITE :
Au IXIème siècle, le seigneur de Cournon cède le village et ses alentours à l'Evêque de Maguelonne. Durant les siècles suivants, la forte personnalité des habitants de Cournonterral leur permet de s'affirmer face aux seigneurs pour des questions d'impôts, de four, de Consulat...
Fin du XIVème siècle, le village est définitivement réuni à la couronne de France. Deux siècles plus tard, il subit les guerres de religions. Entre 1772 et 1793, les habitants se battent avec succès contre un notable pour conserver leur patrimoine collectif. Au XIXème siècle, ils défendent vigoureusement la viticulture locale. Aujourd'hui, toujours fidèle à ses traditions, comme le montre son carnaval, Cournonterral est un village dynamique et agréable à vivre.

CURIOSITES :
                  La fête des Pailhasses
Elle se déroule chaque mercredi des Cendres dans le village.
Les Pailhasses tiennent lieu de carnaval de dernière minute avant le Carême, mais seuls les habitants du village et quelques invités privilégiés peuvent y participer. Pour éviter tout malentendu, les forces de l’ordre interdisent même l’accès à Cournonterral l’après-midi en question.

 


Durant trois heures, les Pailhasses donnent la chasse aux Blancs à travers les rues du bourg, en s’efforçant de les salir à coup de "peilles" (littéralement « serpillières ») imbibées de lie. Mais toute personne passant par là est considérée comme participant au jeu et peut être salie. À la fin de la période, les ex-Blancs attrapés sont carrément plongés dans des cuves remplies de lie. Les Blancs ont cependant l’initiative puisque ce sont eux qui provoquent en quelque sorte les Pailhasses qu’ils croisent sur leur chemin.
À l’origine, les Pailhasses étaient les habitants de Cournonterral et les Blancs ceux d’Aumelas, mais désormais chacun choisit le camp auquel il veut se joindre. Résurgence médiévale ou païenne, la fête des Pailhasses permet d’évacuer les frustrations éventuelles entre villageois et tout le monde peut ainsi entamer le Carême avec plus de sérénité…

 


D'où vient cette tradition ? Les habitants de Cournonterral avaient l'habitude d'aller couper du chêne vert dans les forêts communales et seigneuriales attenantes à celles d'Aumelas. Les habitants d'Aumelas, considérant le chêne vert comme leur seule source de revenus, entretenaient une haine sourde contre les Cournonterralais qui venaient se servir, et c'est ainsi qu'un jour où les habitants de Cournonterral avaient décidé de couper du bois, les Aumelassiens les accueillirent à coups de fronde et de flèches. Il y eu plusieurs blessés. Les consuls et le seigneur du lieu en furent informés et ordonnèrent au Bayle "Pailhas" de faire cesser cette rivalité.

                  La balle au tambourin
Fondation à Lunel en 1860 d’une équipe de jeu de tambourin, version locale du jeu de paume. À noter que les Italiens revendiquent la paternité de ce sport typique de l’Hérault mais également très pratiqué en Italie où le jeu est appelé palla tamburello. Aujourd'hui, les Italiens prétendent que le jeu de balle au tambourin date de l'antiquité... Le jeu de la balle au tambourin est resté un sport de village dans l'Hérault alors qu'il est semi-professionnel en Italie. Si les Italiens ont perdu la bataille de la paternité du jeu, en revanche, ils ont gagné celle du règlement en faisant adopter aux joueurs français en 1955 le règlement italien dit de « jeu ouvert ».

• Le terrain en extérieur : un rectangle en terre battue, goudron ou synthétique (rare) de 80 m de long sur 18 m de large (20 m anciennement). Dans la longueur, le terrain est coupé en son milieu en deux camps par une ligne dénommée corde. Les lignes de limite de 10 cm de large font partie du terrain. En revanche, une balle qui touche la corde sera toujours jugée faute pour l'équipe qui vient de renvoyer la balle. La variante de ce sport en intérieur utilise un terrain de 34 m de long sur 16 m de large.
• La balle : rouge ou blanche, en caoutchouc, d’un diamètre de 6,1 cm et pesant 78 grammes.
• Le tambourin : un cercle, autrefois en bois, aujourd'hui en plastique renforcé d'un fil de cuivre sur lequel est tendue une toile synthétique permettant à la balle de rebondir. La tenue en main est permise par une poignée en cuir. Autrefois, on utilisait une peau d’animal tendue, en général de chèvre.